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Le Rhum

Le rhum: de Tafia au Ti punch
 

Avant cette renommée, il était telle cette roue dont on oublie l’existence jusqu’au jour où elle nous sauve la mise. Ce breuvage était fabriqué à partir d’une mélasse remplie d’impuretés. De fait, les colons tout comme la bonne société européenne, le trouvaient impropre à la consommation, allant même jusqu’à lui donner des noms peu engageants de kill-devil (tue-diable), de guildive en créole ou encore tafia en français. C’est ainsi qu’il se retrouva dans le gosier des pauvres (les “sauvages” et les esclaves noirs, parfois comme salaire), aux marins (pirates, flibustiers) et même aux poilus dans les tranchées de la patrie .

 

Mais va savoir comment et à partir de quand, il se mit à porter le même nom que la capitale de l’Italie (Rome/rhum). Le changement ne s’arrêta pas là. L’effondrement du sucre sur le marché mondial fut un véritable tournant. Pour survivre les plantations sucrières durent changer leur activité secondaire (le rhum) en activité principale.  De cette nouvelle orientation deux types de production virent le jour : une production agricole d’un côté et une production industrielle de l’autre.

 

Les grandes habitations, déjà sur le chemin du sucre, optèrent de facto pour une production industrielle, réalisée à partir de la mélasse. Par contre, les habitations de moindre envergure, hors du chemin du sucre, se tournèrent vers une production agricole basée principalement sur le jus de canne appelé aussi vesoul. Grâce aux améliorations apportées aux différentes étapes du système de production telle que : la fermentation et la distillation, un grand bon fut effectué. Les producteurs mirent en place petit à petit un processus de production spécifique au rhum. Grâce à ce principe ce dernier prit une saveur en fonction de son lieu de production. De plus, summum de l’élégance, mis en fût, il vieillit comme bien d’autres alcools connus.

 

En somme, de rhum brut à haut degré, il se transforma  au fil du temps en un breuvage raffiné, identifiable à son parfum, sa couleur (blanc, vieux ou paille) et sa saveur. On le retrouve dans la composition de cocktails ou liqueurs mais surtout en apéro. Il a certes changé d’apparence mais il est un trait qu’on ne pourra pas lui ôter donc  à consommer avec modération.